Je pense qu'il était plus que temps que j'écrive, l'écriture me manquait  et en toute modestie je manquais à l'écriture (mon côté humble). Quoi de neuf sous les tropiques depuis tout ce temps, me direz vous ? Pourquoi cette si longue absence ? Quel était le but ? Me faire désirer ? Que nenni. L'envie me faisait défaut. Rassurez vous, je vais bien, voire même très bien, et si j'osais, je dirais même trop bien (je redoute le retour de bâton, si retour de bâton il y a un jour bien sûr). Que nous vaut cet état de grâce, Vincent ? Voilà une question intéressante...

D'une, je suis bien dans ma vie, dans ma tête, dans mes baskets, dans mon travail. Tout n'est pas rose non plus, sinon je m'ennuierais... ma fille me manque (vive les ados).

De deux, j'ai cessé de chercher le Graal, non pas que j'ai perdu espoir de rencontrer un jour quelqu'un qui me corresponde, mais c'en est fini d'être à la recherche (obsessionnelle ?) des bienfaits que provoque le sentiment amoureux juste pour m'enivrer de cet état. Ce qui est écrit, est écrit, donc la suite est déjà écrite, donc je l'attends sans m'obstiner à la provoquer coûte que coûte. Je pense avoir atteint l'âge de raison, de la sagesse.

Enfin de trois, je ne m'évertue plus à essayer de comprendre ce que, de toutes façons, je ne comprendai jamais. Je vous avouerai même que cela me procure une sensation étrange car je n'ai plus le cerveau en ébullition. Je laisse ce qui est derrière moi en l'état, figé par le temps, la résilience appelle t-on cela, se résignier, qu'il en soit ainsi et que rien ni le cours des choses ne le changeront. Apprendre à vivre avec.

 

L'âge de raison, de la sagesse vous dis-je...